- Présention
du DVD:
[Date de sortie]
12 juin 2003
[Langues]
Anglais - Français
[Sous-titres]
Anglais, Français, Néerlandais
[Format]
DVD 9 - 2.35:1 Cinemascope - 89min
2 couches - Dolby Digital 5.1
Proposés tous sans exception en 2.35 16/9, les Animatrix
ont particulièrement été soignés pour leur
sortie DVD avec un encodage numérique qui sait habilement se
jouer des nombreuses difficultés stylistiques de chaque épisode,
aussi bien pour le rendu des couleurs (riches et saturées) que
pour le niveau de définition. Seules de très rares imperfections
de contours sont observables sur certaines scènes. La compression
est optimale. Les tonalités changent d’un film à
l’autre, respectant les différentes identités visuelles
déployées par chaque réalisateur. De couleurs vives
aux noirs et blancs profonds, le spectacle est sans accrocs. Définition
optimale permettant d’apprécier le fabuleux travail
de restitution 3D sur Dernier vol de L’Osiris, véritacle
clou du spectacle.
Sobriété ou fureur, quelque soit l'Animatrix visionné,
une composante demeure immuable : la richesse sonore.
Depuis les musiques accompagnatrices jusqu'aux scènes les plus
guerrières en passant par des petits "gazouillis" ambiants,
l'utilisation de toutes les voies disponibles fait plaisir à
entendre et confirme à nouveau, s'il en était encore besoin,
que le monde de l'animation n'a rien à envier à celui
du film live en matière de bande-son. L'environnement sonore
est la grande surprise de cette compilation qui propose une réelle
homogénéité sonore du début à la
fin. Les deux pistes Dolby anglaise et française sont indiscutablement
issues de la même bande internationale, le niveau général
et la répartition des effets dans les cinq canaux est strictement
identique. Le doublage apporte des sensations similaires, les dialogues
anglais étant également enregistrés en studio.
Quelques écarts artistiques subsistent tout de même mais
rien de bien fâcheux. L’environnement multicanaux est d’une
agréable douceur, les effets sont multiples, souvent avec une
forte diaphonie mais pas de rentre dedans. Certains auront sans aucun
doute le réflexe de monter d’un cran ou deux le niveau
des surround. La musique joue un rôle essentiel dans chaque film.
Les partitions symphoniques de Don Davis se mélange avec des
séquences plus rythmées avec une dynamique sans excès
mais efficace.
- Voici
à quoi ressemblent les différents menus
du DVD:
- Les
bonus:
Commentaires des réalisateurs:
Second Renaissance (Part I & II), Program et World Record offrent
la possibilité à leurs réalisateurs respectifs,
parfois accompagnés d'un des producteurs, de s'exprimer sur leurs
influences et références visuelles, l'utilisation combinée
2D/3D ainsi que les liens avec l'univers Matrix. C'est ainsi que les
hésitations furent nombreuses quand à l'inclusion des
scènes de lynchage et d'extermination massive (Second Renaissance
- Part I) ou bien encore l'explosion nucléaire en plein coeur
de Manhattan (Second Renaissance - Part II), les storyboards étant
complétés bien avant les attentats du 11 septembre. Par
delà certaines métaphores visuelles (la transformation
de la pomme à la fin du 1er Second Renaissance), le but avoué
est le désir de dégoût à la vue des scènes
de massacres comme écho des carnages du 20ième siècle.
Les messages à portée symbolique sont moindres dans les
commentaires accompagnant Program et World Record et se focalisent davantage
sur l'aspect technique : une scène de bullet-time 2D, des dominantes
essentiellement bicolores (rouges et noires) et de nombreux effets pour
les affrontements sur les toits dans Program; les influences architecturales
pour le stade, l'importance des personnages secondaires pour amplifier
et décrire celui de Dan (le coureur), les déformations
musculaires exagérées afin de dynamiser les scènes
de course ainsi qu'une amusante influence de Brad Pitt pour le design
d'un des personnages dans World Record.
Histoire et culture du film d'animation:
Après une brève introduction qui revient sur la structure
du premier film de la trilogie Matrix, le documentaire se concentre
sur la mise en place et la production du projet Animatrix. Le montage
est rapide, enchaînant des morceaux d’interviews des nombreux
intervenants. En premier rang, Joël Silver le producteur qui explique
en long et en large comment a démarré le projet. Mais
l’interlocuteur le plus intéressant c’est Michael
Arias, propulsé presque par hasard comme responsable de la coordination
des différents courts-métrages. Il revient sur les difficultés
de mise en route et du développement. Sont invités dans
la discussion une grande partie des responsables techniques sur tous
les plans artistiques imaginables. Ils ajoutent en particulier leur
commentaires permettant de faire le jour sur les liens qui unissent
Animatrix au monde de l’animation en général et
de l’animation japonaise en particulier. Les propos oscillent
entre l’information généraliste et les propos purement
techniques, cela permet à ce reportage un intérêt
indéniable.
Les créateurs:
Le disque est complété par la liste des créateurs
(producteurs et réalisateurs) de chaque épisode, ce petit
bonus nous offre une filmographie complète des membres des différents
staff techniques...
Making of: Chaque épisode
possède son propre making of. La lecture totale de ces documents
s’étale sur 55 minutes, un accès chapitré
étant proposé. Bien entendu, la parole est principalement
laissée aux différents réalisateurs. Pour le morceau
phare, Le dernier vol de l’Osiris, Andy Jones déjà
réalisateur de "Final Fantasy" raconte comment s’est
monté ce projet similaire. D’ailleurs, l’occasion
nous est donnée de découvrir Aki, le personnage centrale
de "Final Fantasy", les cheveux court et costumée de
cuir noir batailler avec une sentinelle. Il s’agit d’une
séquence test qui à permis de valider la faisabilité
de cette longue séquence d’action en 3D. L’intervention
de Dane Davies, l’ingénieur du son en charge de la trilogie
Matrix et de Animatrix est intéressante car elle valide la similarité
de l’identité sonore entre le film d’animation composé
de personnages réels et les différents film de la trilogie.
L’intérêt des différents making-of est variable
mais permet dans tous les cas de donner un éclairage suffisant
sur la construction de chaque épisode.
La création du jeu vidéo
Enter The Matrix: Pour finir, un dernier bonus nous propose de
découvrir un reportage inédit sur la création du
jeu vidéo Enter The Matrix qui, rappelons le, contient pas moins
d'une heure de scènes inédites se déroulant (chronologiquement)
entre "Le dernier vol de l'Osiris" et Matrix Reloaded (certaines
compètent même le film).
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